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Bien voici les résultats de mes recherches concernant le temple de Shaka, plus particulièrement les deux statues qui gardent l'entrée. Indubitablement c'est style Gandharâ ou je ne m'y connais plus..........Ce courant artistique dans le bouddhisme indien s'est essentiellement développé au Pakistan et en Afghanistan (ceux de Bamiyan détruits par ces :scrogneugneu: de talibans de :scrogneugneu:!!) Voici quatre images qui se rapprochent par le vêtement et la coiffure (facteurs changeants d'une région à l'autre ce qui permet de dresser une bonne topographie stylistique des arts bouddhique en Asie) des deux géantes de Shaka :
Pour la dernière, je vais faire un commentaire qui pourrait s'adresser aux illustrations précédentes :
Il s'agit d'un
Bouddha en schiste datant entre la fin du second et le début du troisième
siècle de notre ère......l'exemple présenté ici provient de l'Ashmolean
Museum d'Oxford (au passage le plus vieux musée britannique : 1746). Au début, la civilisation bouddhique ne représentait pas le Bouddha comme une personne mais comme un symbole avec des empreintes de ses pieds, l'arbre de la bodhi du parc des gazelles en dessous duquel il médita et s'éveilla une première fois, etc..... .Cet art aniconique prit fin dès le premier siècle de notre ère. Nous avons à titre d'exemple un bas-relief provenant d'un stupa de Ghantaçâla conservé au musée Guimet et intitulé "Les assauts de Mâra", car ce démon femelle qui peut se transformer en serpent chercher par tous les moyens à déconcentrer avec sa cohorte de monstres les méditations du Bouddha. Associé au démon tentateur des Evangiles, Mâra, dans le bouddhisme, nous renvoie à une réalité de nous même : nos démons intérieurs animés par des désirs existentiels et illusoires Par rapport aux deux statues de Shaka, celle de Oxford, comme beaucoup d'autres d'ailleurs, est quasiment en ronde-bosse. Or celles du temple le sont, ce qui est peu plausible surtout si l'on demeure dans le style de Gandhâra (petite fantaisie du staff donc....). Contrairement à ce que l'on pourrait croire, tous les adeptes, notamment ceux de cette région, ne se coupaient pas les cheveux et les ramenait en chignon à la manière de l' Usnisa du Bouddha. Concernant l'attitude de celui à droite de l'entrée du temple, on dit qu'il adopte la pose du samâpada (attitude debout et sans flexion, en repos, presque en méditation). L'autre statue semble opter pour une attitude (et encore je trouve les deux mains trop éloignées l'une de l'autre mais c'est sans doute une erreur du staff) dite du "sceau" de la Roue de la Loi ("Dhamarcakra mudrâ" ou "Dhamarcakra pravartana mudrâ") Ce geste de la mise en mouvement de la Roue est par excellence le signe symbolisant le Premier sermon du Bouddha prononcé à Sârnâth près de Benarès au Parc des Gazelles qui est "La Mise en branle de la Roue de la Loi". C'est le geste du changement, en gros celui où l'être doit douter de toute ses forces, ne pas sous-estimer son environnement (Ikki) et se sentir prêt à tout pour rétablir une confiance intérieure aux visions qu'il porte sur le monde qui l'entoure. Dans le cas de l'illustration, il s'agit du geste de l'apaisement, de la protection contre toute peur ("abhâya mudrâ") tandis que l'halo qui l'entoure est un signe de divinité en Asie Centrale. Mais son absence des temples montre bien que Shaka n'est pas le Bouddha (enfin moyennement par rapport à sa discussion avec Brahma mais passons....).
Les trois gold renégats se retrouvent sur la
paume du Bouddha qui est une illusion de Shaka..........voici la
source: ****
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